La deuxième journée du MASA 2026 a mis le théâtre à l’honneur, transformant les scènes en de véritables espaces de réflexion et de débat.
En soirée, le public s’est retrouvé à la salle Niangoran Porquet du Djely Théâtre pour découvrir la pièce « J’ordonne que le temps s’arrête », mise en scène par le comédien et metteur en scène Gbi de Fer. À ses côtés, de jeunes talents comme Edwige Kouamé ont livré une prestation saluée pour sa justesse et son intensité.
Dans un autre registre, la salle Kodjo Ebouclé a accueilli la pièce « Poupée Barbue » de la troupe Tell’ Arts, offrant une proposition artistique tout aussi percutante et engagée.
À travers ces différentes représentations, les artistes ont abordé des thématiques sensibles telles que la gouvernance, la mémoire collective et les inégalités sociales. Le théâtre s’y affirme ainsi comme un puissant outil de sensibilisation, capable d’interpeller les consciences et de susciter un véritable débat au sein de la société.

Dans les salles, le silence du public en dit long sur l’impact des performances. Les émotions sont palpables, oscillant entre tension, empathie et réflexion.
En coulisses, les acteurs répètent une dernière fois leurs textes, concentrés. Le théâtre exige précision et intensité, et chaque représentation est un véritable défi.
Interview avec Edwige KOUAME
Une jeune metteuse en scène ivoirienne a particulièrement marqué cette journée avec une création audacieuse, mêlant narration traditionnelle et mise en scène contemporaine, preuve du dynamisme et du renouveau de la scène artistique locale.
Dans ce contexte, le MASA confirme que l’art peut être un puissant levier de transformation sociale, capable d’éveiller les consciences et de susciter des vocations.
Parmi le public, l’enthousiasme est tout aussi perceptible. « C’est la première fois que j’assiste à une pièce de théâtre comme celle-ci. J’ai été totalement captivé. Franchement, je ne pensais pas que ça pouvait être aussi puissant. Ça donne envie de revenir, même pour des spectacles payants », confie un jeune spectateur, encore visiblement marqué par la représentation.
Un témoignage qui illustre parfaitement l’impact du MASA sur une nouvelle génération de publics, désormais prête à s’ouvrir davantage aux arts de la scène et à en devenir des acteurs fidèles.
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