Violences basées sur le genre : un combat mondial, une mobilisation ivoirienne
Une femme sur trois subit des violences dans le
monde, en Côte d’Ivoire, elles restent sous-déclarées, freinées par
stigmatisation et manque juridique.
De l'urgence de la situation et de la volonté collective de faire reculer ce fléau, le gouvernement ivoirien par le truchement du ministère de la famille, de la femme et de l’enfant a initié la campagne nationale des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles ce mercredi 25 novembre 2025 qui est aussi la date de la célébration de cette journée à l'international.
L’espace était plein à craquer de jeunes filles et de femmes adultes venues écouter le message de leur ministre de tutelle. La situation est urgente et désormais amplifiée par le numérique. Dans le virtuel comme dans la vraie vie, deux fronts que la ministre s’engage à attaquer avec l’aide des partenaires techniques et financiers pour leur engagement contre les violences numériques et les féminicides en Côte d'Ivoire.
L'Agora de Koumassi, espace emblématique habitué aux évènements de grande envergure à été le cadre de cette cérémonie de lancement des 16 jours d'activisme en faveur de la gente féminine. Retard des autorités, soleil brulant n'ont pas entamé la mobilisation de celles pour qui l'évènement était destiné.
Cette campagne qui durera du 26 novembre au 10 décembre 2025 permettra à toutes les couches de la société à s'engager activement dans cette lutte en espérant que cette campagne marque un changement durable, faisant de l'égalité, de la dignité et de la sécurité des femmes et des filles une réalité en Côte d'Ivoire. Tel est le vœu de Mme Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie de Côte d'Ivoire qui représentait Mme Mariétou KONE, ministre de la femme, de la famille et de l’enfant à l’endroit des jeunes, des hommes, du secteur privé et des organisations de la société civile «la côte d'ivoire poursuit sans relâche sa marche vers une société plus égalitaire et juste. Cette année, nous adoptons le thème mondial sur les violences numériques que nous avons enrichi d'une réalité particulièrement douloureuse pour la communauté. Notre thème national est clair, direct et sans ambiguïté « contre les violences numériques et les féminicides, prévenir, protéger, dénoncer ». Ce thème n'est pas un simple slogan, c'est notre feuille de route. C'est notre engagement collectif à ne rien laisser passer ».
Les différentes formes de violences faites aux femmes et
aux jeunes filles sont les violences sexuelles (viols, agressions, harcèlement),
les violences domestiques et familiales (mariages précoces, grossesses forcées,
privation d’éducation) et cette nouvelle violence apparue avec l’avènement du
numériques (le cyberharcèlement et l’exposition des jeunes filles à des
contenus violents ou humiliants sur les réseaux sociaux.
Pour répondre efficacement au fléau de la violence basée
sur le genre, le gouvernement ivoirien a renforcé la lutte à travers des
campagnes nationales de sensibilisation, notamment les 16 jours d’activisme
contre les violences basées sur le genre et a mis en place une stratégie basée
sur trois piliers : prévenir, protéger et dénoncer. La mise en place de centres
d’écoute et d’accueil pour les victimes.
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